Budget UE 2028-2034 : la France encore arnaquée !

François Asselineau

Le locuteur dénonce l’absence de débat public et électoral autour de la négociation du prochain budget pluriannuel de l’UE (2028‑2034), estimé à environ 2 000 milliards d’euros, soit une hausse substantielle. Il rappelle que les pays contributeurs nets (Allemagne, Pays-Bas, États du Nord) s’opposent logiquement à cette augmentation, tandis que les bénéficiaires nets y sont favorables. La France, pourtant deuxième contributeur net, présente une position incohérente : ses eurodéputés de gauche et écologistes réclament une hausse du budget, alors même que la Commission envisage de fusionner le budget agricole dans un fonds global d’aménagement du territoire, ce qui menacerait les subventions à l’agriculture française et perpétuerait les dérives de la PAC actuelle, accusée de favoriser l’agrobusiness au détriment de l’agriculture familiale et des AOP.

Sur le plan financier, la Commission prévoit pour la période 2028‑2034 une contribution nette annuelle de l’Allemagne de 36,6 milliards d’euros et de la France de 18,1 milliards, en forte hausse pour la France par rapport aux 13 milliards actuels. L’orateur relativise l’effort allemand en soulignant que l’euro, sous‑évalué pour l’économie allemande, lui procure des excédents commerciaux et des gains estimés à environ 23 100 € par habitant depuis 1999, bien supérieurs à sa contribution nette. Malgré cet avantage structurel, le chancelier Merz refuse le projet de la Commission et plafonne sa contribution brute à 45 milliards. En France, seule Marine Le Pen conteste cette hausse en réclamant un plafond de 5 milliards nets, une logique de refus comparable à celle de l’Allemagne mais proportionnellement plus radicale. L’orateur critique le silence ou l’approbation de la classe politique française face à ce « ponctionnement » accru.

Il poursuit en affirmant que l’euro a fortement avantagé l’Allemagne, qui bénéficie d’importants excédents commerciaux grâce à une monnaie trop bon marché, tandis que la France est pénalisée et devrait idéalement verser zéro contribution nette à l’UE. Selon les prévisions de la Commission pour le cadre financier pluriannuel 2028‑2034, la Pologne, actuellement bénéficiaire nette, verra son niveau de vie rattraper puis dépasser celui de la France autour de 2032‑2034, tendance confirmée par le FMI. Cette évolution rend « scandaleux » le fait que la France continue à être contributrice nette alors que la Pologne deviendra bientôt bénéficiaire nette. Il note l’absence de débat sur cette question parmi les principaux candidats, seules Marine Le Pen ayant évoqué la nécessité de limiter la contribution nette française, albeit de façon insuffisante.

Enfin, l’orateur conteste l’idée que la France doive verser 5 milliards d’euros à ses citoyens et soutient qu’il n’existe aucune raison pour que la France maintienne une contribution nette positive au budget européen. Dès que la Pologne dépassera le niveau de vie français, la France devrait cesser d’être contributrice nette, voire quitter l’UE, l’euro et l’OTAN. Il qualifie les dirigeants français d’incompétents ou de traîtres qui auraient accepté de faire « saigner » la France au profit de la Pologne, alors que celle‑ci aurait refusé l’euro pour protéger son économie. La seule voie de salut, selon lui, serait de voter en 2027 pour le candidat du Frexit, François Asselineau, afin de rétablir la souveraineté et l’indépendance nationale, et il appelle à soutenir la France en rejetant toute chance donnée aux partis actuels.

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Publié le 2026-09-12T23:49:57+02:00