1984, la guerre, c'est la paix.

François Asselineau

Ce texte rappelle le roman *1984* de George Orwell, qui décrit un État totalitaire (Océania) inspiré de l’URSS stalinienne. Orwell montre que le régime a besoin d’un ennemi : cet ennemi est à la fois invisible, intérieur et extérieur.

- **Ennemi intérieur** : Emmanuel Goldstein, figure jamais vue, présentée comme la cause de tous les problèmes (pénuries, sabotages, etc.). Chaque jour, les citoyens doivent exprimer leur haine contre lui pendant les « deux minutes de haine », ce qui permet au régime de masquer ses échecs économiques, sociaux et industriels. Goldstein évoque la figure de Trotsky, persécuté par Staline.

- **Ennemi extérieur** : deux puissances stratégiques (Eurasia et Est‑Asie/Ouest‑Asie, selon la traduction) qui menacent la guerre. Le régime justifie alors la guerre permanente par le slogan paradoxal « la guerre, c’est la paix ».

En résumé, le pouvoir utilise la fabrication d’un ennemi omniprésent et insaisissable pour maintenir son contrôle, détourner les critiques et perpétuer un état de conflit permanent. L’auteur suggère que cette dynamique ressemble à la situation actuelle de l’Europe, et en particulier de la France.

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Publié le 2026-09-13T00:46:55+02:00