Quel effrayant record la France a-t-elle battu ?

François Asselineau

Un sondage Ipsos Global News réalisé en janvier‑février 2026 auprès de 30 pays (sur les 195 membres de l’ONU) a interrogé les habitants sur la perception de la trajectoire de leur nation. En moyenne, 59 % des répondants estiment que leur pays va plutôt dans la mauvaise direction, tandis que 41 % le jugent allant dans la bonne direction, révélant un sentiment général de mécontentement lié aux effets de la mondialisation. Toutefois, plusieurs États asiatiques affichent des niveaux de satisfaction nettement supérieurs : Singapour (86 %), la Malaisie (74 %), l’Inde (69 %), la Thaïlande et l’Indonésie (62 % chacune). Le conférencier note l’absence de la Chine et de la Russie dans l’échantillon et pense que, si elles avaient été incluses, leurs scores auraient été égaux voire supérieurs à ceux observés.

Dans le même échantillon, seuls sept pays dépassent 50 % d’optimistes, aucun n’appartenant à l’Union européenne. La Corée du Sud, malgré son passé parmi les dix pays les plus pauvres des années 1950, montre 58 % d’optimistes et se classe aujourd’hui 14e puissance mondiale en PIB, leader en robotique, microprocesseurs et électronique. L’Argentine enregistre 55 % d’optimistes, attribués à des réformes difficiles visant à sortir d’une longue anémie économique. Treize États se situent au‑dessus de la moyenne mondiale de 41 % d’optimistes, dont la Pologne et l’Irlande, deux grands bénéficiaires des fonds européens qui expliquent leur relatif optimisme malgré une majorité pessimiste. Le Japon stagne à 41 % après son déclin industriel, tandis que les États‑Unis affichent 40 % d’optimistes, reflet du climat politique de 2026. Globalement, moins de la moitié des populations interrogées considèrent que leur pays va dans la bonne direction, montrant un sentiment largement pessimiste à l’échelle mondiale.

La France apparaît comme le cas le plus alarmant : seuls 10 % des Français estiment que leur pays va dans la bonne direction, tandis que 90 % le jugent dans la mauvaise direction, plaçant la France en dernière position parmi les trente pays étudiés. Le mécontentement français s’inscrit dans un contexte occidental plus large : aux États‑Unis, en Israël, au Mexique, au Brésil et dans la plupart des États de l’UE (Pays‑Bas, Suède, Espagne, Italie, Belgique, etc.), entre deux tiers et plus de la population considèrent que leur pays va dans la mauvaise direction. Seuls l’Irlande et la Pologne affichent un relatif optimisme, grâce à des fonds européens exceptionnels, même si une majorité de leurs citoyens reste critique.

L’orateur attribue ce désenchantement français à la soumission de la France à l’UE et à l’hégémonie américaine, accusant les dirigeants de trahir les intérêts nationaux en finançant massivement l’Ukraine, l’OTAN et les pays de l’Est au détriment de l’économie française. Il cite le recul du PIB français par rapport à la moyenne européenne et le rattrapage spectaculaire de la Pologne comme preuves d’un « suicide français » organisé par la perte de souveraineté monétaire, la libre circulation des capitaux et les politiques migratoires imposées par Bruxelles. Il souligne surtout une hausse alarmante de la mortalité infantile (4,1‰ en 2024, 23e sur 27 dans l’UE), qu’il assimile – en s’appuyant sur les travaux d’Emmanuel Todd sur l’URSS – à un signe avant‑coureur d’un effondrement systémique du pays. Selon lui, ce déclin a pour point de départ l’intégration européenne et s’est aggravé avec l’euro, qui aurait coûté 56 000 € par Français selon un think tank allemand.

En conclusion, le locuteur affirme que la France connaît un véritable effondrement, illustré par la hausse rapide du taux de mortalité infantile, qu’il attribue à la construction européenne. Il critique les partisans de l’UE, qui ne font que promettre des bénéfices tout en refusant d’assumer le bilan négatif de leurs politiques, en invoquant toujours un manque d’intégration ou de socialisme. Il rappelle l’affiche de l’UDF de 1992 qui vantait le oui à Maastricht en montrant des enfants blonds aux yeux bleus, aujourd’hui âgés de 40‑45 ans, qui constatent que le vote de leurs parents les a menés à une situation sombre. Selon lui, sortir de l’UE ne serait pas une catastrophe mais la seule voie de libération, et il appelle à un retour à une France souveraine et indépendante.

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Publié le 2026-09-13T00:52:47+02:00